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Comment la nouvelle réglementation saoudienne relative aux exploitants de plages se compare-t-elle aux modèles européens (Pavillon Bleu) et caribéens ?

Info KSA

L'autorité saoudienne de régulation de la mer Rouge a publié les premières exigences du Royaume en matière d'exploitation des plages : de nouvelles règles couvrant la sécurité, la santé publique, l'accessibilité, la protection du milieu marin et les licences. Ce cadre réglementaire s'inspire des principes du label écologique européen Pavillon Bleu, tout en ajoutant des autorisations obligatoires telles que le zonage, les permis et les évaluations de capacité d'accueil, marquant ainsi le début d'une nouvelle ère pour le tourisme côtier réglementé.

Pour la première fois dans l'histoire du Royaume, l'Autorité saoudienne de la mer Rouge (SRSA) a émis Exigences et conditions des exploitants de plages, un ensemble de mesures réglementaires de grande envergure conçu pour transformer les plages de la côte ouest de l'Arabie saoudite en atouts touristiques de haute qualité, prêts pour l'investissement, tout en renforçant les garanties en matière de sécurité, de santé publique et d'environnement marin.

La décision de SRSA marque un passage d'une « ambition de destination » à gouvernance des destinations: des règles, des licences, un suivi et des normes mesurables qui peuvent soutenir une croissance durable et rassurer à la fois les voyageurs et les investisseurs.

Un cadre qui s'inspire du Pavillon Bleu européen, et va plus loin en matière de licences.

En Europe, le pavillon Bleu est devenu l'un des signaux de qualité de plage les plus reconnaissables : un écolabel décerné aux plages qui répondent à des critères stricts répartis en quatre piliers : qualité de l'eau, gestion environnementale, éducation/information environnementale et sécurité/services.

Le cadre SRSA saoudien fait directement écho à ces piliers, notamment en mettant l'accent sur :

  • Sécurité et services (maîtres-nageurs, matériel de sauvetage, signalisation, séparation des zones de baignade)
  • Gestion de l'environnement (gestion des déchets, absence de rejet de polluants, surveillance, signalement des incidents)
  • Accessibilité (exigences conformes aux meilleures pratiques mondiales)

Cet alignement n'est pas accidentel : la SRSA fait explicitement référence à des normes conformes à celles-ci. Label écologique Pavillon Bleu cette approche exige que les plages maintiennent un haut niveau de performance en matière d'environnement, de sécurité et d'accessibilité.

Là où SRSA adopte une approche résolument « réglementaire gouvernementale » — au-delà de ce que Blue Flag représente généralement en tant que certification/récompense — c’est dans architecture de licences frontalesLe label Pavillon Bleu est généralement un label de qualité volontaire ; la SRSA est en train d’en créer un. passerelle opérationnelle obligatoire pour les exploitants de plages, avec documentation et autorisations requises avant le début des opérations.

Pavillon Bleu est un label destiné aux consommateurs ; le SRSA est un guide de développement des destinations touristiques.

Le modèle de Blue Flag est en grande partie construit autour de transparence publique et conformité par critères— par exemple, elle met l'accent sur l'information du public (cartes, codes de conduite, affichage des informations sur la qualité de l'eau) parallèlement aux activités d'éducation environnementale.

Le modèle de SRSA est orienté vers état de préparation du système et une gouvernance évolutive. Les opérateurs doivent démontrer leur aptitude à le faire par le biais d'un processus d'autorisation structuré qui comprend :

  • Enregistrement commercial
  • permis d'exploitation environnementaux
  • approbation de zonage/planification maritime
  • un plan de sécurité pour les plages
  • évaluation de la capacité de charge (Un point majeur, de plus en plus central dans les débats sur le surtourisme)

Cette exigence de « capacité d’accueil » est particulièrement remarquable car elle va au-delà de la simple propreté et de la sécurité des plages pour englober… gestion des destinations—l’idée que les plages doivent être gérées dans le respect des limites écologiques et sociales, et non pas simplement entretenues pour des raisons esthétiques.

Réalité caribéenne : des lois solides existent, mais leur application et leur fragmentation varient d'une île à l'autre.

Dans les Caraïbes, la gestion des plages est souvent partagée entre autorités des zones côtières, services d'urbanisme, agences environnementales et organismes de tourisme—et la rigueur de la réglementation peut varier d'une île à l'autre.

Deux exemples illustrent comment le nouveau cadre de la SRSA s'intègre dans les pratiques mondiales :

  • Barbados s'appuie depuis longtemps sur la gestion côtière statutaire, notamment sur ses Loi sur la gestion des zones côtières, visant à conserver et à valoriser les ressources côtières.
  • Jamaïque dispose d'une politique et d'un cadre d'autorisation documentés pour les plages, témoignant d'une volonté de longue date de réglementer l'utilisation et la gestion des plages dans le cadre de structures nationales.

Au niveau régional, la réglementation caribéenne repose souvent fortement sur outils de délivrance de permis environnementaux tels que les systèmes d'évaluation des impacts environnementaux, ainsi que des contrôles parallèles comme le zonage, les permis de construire et les réglementations en matière de pollution – une approche discutée dans l'examen par la Banque interaméricaine de développement des cadres d'autorisation environnementale des Caraïbes.

En pratique, de nombreuses destinations caribéennes peinent à intégrer harmonieusement ces outils dans la gestion quotidienne des plages, notamment lorsque le commerce informel, les conflits d'accès, l'érosion et le chevauchement des compétences complexifient la gouvernance. La littérature abondante sur la gestion des plages dans la région souligne que cette gestion mêle souvent pratiques communautaires, politiques et application de la réglementation, parfois de manière incohérente.

Pourquoi l'approche de SRSA est importante : elle normalise « l'expérience de la plage » en tant qu'infrastructure

La différence la plus stratégique est que la SRSA traite les plages comme infrastructure touristique de base— à l’instar des aéroports, des ports et des hôtels — nécessitant dès le départ des autorisations d’urbanisme formelles, des systèmes de sécurité et une surveillance environnementale.

C’est aussi pourquoi l’alignement de la SRSA avec le label Pavillon Bleu est important sur le plan commercial : le Pavillon Bleu est largement reconnu comme un gage de qualité et de responsabilité, et la SRSA intègre des attentes comparables dans la réglementation, tout en créant un cadre d’octroi de licences qui puisse soutenir le développement de destinations à grande échelle avec des normes cohérentes.

Calendrier de mise en œuvre

Les exigences entrent en vigueur un mois après l'annonce, avec une période de grâce d'un an pour permettre aux opérateurs existants de se conformer – une période de transition importante destinée à rehausser les normes sans perturber brutalement les opérations en cours.

A propos de l'auteure

Jürgen T Steinmetz

Juergen Thomas Steinmetz a travaillé de manière continue dans l'industrie du voyage et du tourisme depuis son adolescence en Allemagne (1977).
Il a fondé eTurboNews en 1999 en tant que premier bulletin d'information en ligne pour l'industrie mondiale du tourisme de voyage.

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