Selon des sources d'information locales, le chancelier allemand nouvellement élu, Friedrich Merz, s'apprête à déclarer l'état d'urgence national pour faire face à la crise migratoire en Allemagne.
Merz, qui a pris ses fonctions mardi dernier, a déclaré que son administration lancerait le processus de refoulement des migrants illégaux à la frontière. L'Allemagne demeure la première destination des demandeurs d'asile au sein de l'Union européenne, ayant reçu plus de 237,000 27 demandes d'asile l'an dernier, soit un quart du total des demandes dans l'ensemble des XNUMX pays membres.
Selon certaines informations, Berlin aurait déjà informé les ambassadeurs des pays voisins de la décision de la chancelière de déclarer l'état d'urgence national.
La déclaration d’urgence nationale permettrait au gouvernement allemand de donner la priorité à ses propres politiques plutôt qu’aux réglementations de l’Union européenne.
Afin de dissuader les migrants, Berlin envisage d'invoquer l'article 72 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), qui permet aux États membres de maintenir l'ordre public et d'assurer la sécurité intérieure.
L'Allemagne partage une frontière terrestre de 3,700 XNUMX km avec neuf pays, dont la Pologne, l'Autriche, la France et les Pays-Bas, qui font tous partie de l'espace Schengen de l'UE, qui permet les voyages sans passeport pour la plupart des citoyens de l'UE et de nombreux ressortissants de pays tiers.
Plus tôt cette semaine, Alexander Dobrindt, le nouveau ministre allemand de l'Intérieur, a informé la presse que le pays mettrait en place des contrôles aux frontières plus stricts, ce qui entraînerait une augmentation du nombre de rejets de demandes d'asile.
L'objectif est de transmettre un message clair au monde et à l'Europe selon lequel la politique de l'Allemagne a subi un changement significatif, a ajouté le ministre.
Selon des sources d'information allemandes, Dobrindt aurait ordonné au chef de la police fédérale de ne pas tenir compte d'une directive émise en 2015 par l'ancienne chancelière Angela Merkel, qui autorisait l'entrée de plus d'un million de migrants dans le pays au plus fort de la crise européenne des réfugiés de 2015-16.
On ne sait pas encore si et comment les nouvelles réglementations pourraient affecter le tourisme en Allemagne, à la fois au sein de l'Union européenne et sur le tourisme entrant en provenance de l'extérieur de l'UE.

Il y a quelques années, l'Allemagne se classait au huitième rang des destinations les plus populaires au monde, avec un total de 407.26 millions de nuitées. Ce chiffre englobe 68.83 millions de nuitées passées par des visiteurs internationaux, les plus importants étant originaires des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Suisse. De plus, plus de 30 % des Allemands choisissent de passer leurs vacances dans leur propre pays. Les rapports sur la compétitivité du tourisme et des voyages indiquent que l'Allemagne occupait la troisième place sur 136 pays dans le rapport de 2017, reconnue comme l'une des destinations touristiques les plus sûres au monde.
La même année, l'Allemagne a accueilli plus de 30.4 millions de touristes internationaux, générant plus de 38 milliards de dollars de recettes touristiques. Les effets combinés des voyages nationaux et internationaux contribuent directement au PIB allemand à hauteur de plus de 43.2 milliards d'euros. Si l'on considère les effets indirects et induits, le secteur du tourisme représente 4.5 % du PIB et soutient 2 millions d'emplois, soit 4.8 % de l'emploi total. L'ITB Berlin est le premier salon professionnel du tourisme au monde.
Des enquêtes révèlent que les principales motivations des touristes visitant l'Allemagne sont sa riche culture, ses possibilités de loisirs en plein air, ses fêtes et festivités traditionnelles, sa campagne pittoresque et ses villes dynamiques.



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