La générale de division Anne-Marie Nainda de Namibie, candidate investie par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) à la présidence d'INTERPOL, aborde l'élection de cette semaine avec un solide soutien régional et une carrière qui, de l'avis de nombreux observateurs, correspond étroitement aux priorités changeantes de l'organisation.
Sa nomination représenterait une reconnaissance mondiale pour la Namibie et l'ensemble de l'Afrique, qui seraient ainsi à la tête de cette organisation internationale.
L'élection aura lieu lors de la 93e session de l'Assemblée générale d'Interpol à Marrakech, du 24 au 27 novembre.
Nainda, inspectrice générale adjointe de l'administration en Namibie, a été initialement recommandée en juin par l'Organisation de coopération des chefs de police d'Afrique australe (SARPCCO), avant d'obtenir successivement l'approbation du comité ministériel de la SADC et du sommet des chefs d'État en août. Sa candidature a également été officiellement approuvée par le président namibien, Netumbo Nandi-Ndaitwah, la confirmant ainsi comme candidate régionale officielle.
Si elle est élue, Nainda deviendra la première femme d'Afrique australe à occuper la présidence d'Interpol, une étape importante qui s'inscrit dans un contexte de débats plus larges sur la représentation des femmes au sein de l'organisation. Actuellement, les femmes n'occupent qu'un quart des postes de direction, alors qu'elles représentent près de la moitié des effectifs.
Au sein du réseau Interpol, les responsables interrogés par cette publication décrivent Nainda comme une professionnelle des forces de l'ordre hautement qualifiée, dont la carrière englobe le leadership stratégique, la police transfrontalière et la prévention de la criminalité axée sur la communauté. Ses partisans affirment que son expérience renforcerait l'action d'Interpol dans des domaines tels que la sécurité environnementale, la criminalité transnationale et la police touristique – des domaines où elle a déjà piloté des initiatives politiques et des programmes de renforcement des capacités.
Nainda a occupé plusieurs postes clés, notamment celui de commandante régionale pour Oshikoto, d'officier régional spécialisé d'Interpol pour les crimes violents et les fugitifs à Harare, et d'agente de liaison d'Interpol à Windhoek. Elle représente actuellement l'Afrique au sein du Comité exécutif d'Interpol. Sur le plan académique, elle est titulaire d'une maîtrise en relations internationales et diplomatie, d'une licence en droit de l'Université d'Afrique du Sud, d'un certificat d'études supérieures en gestion du secteur public et d'un certificat national supérieur en sciences policières.
Son parcours à la tête d'Interpol a suscité des comparaisons avec des figures féminines de premier plan telles qu'Ellen Johnson Sirleaf, Joyce Banda, Angela Merkel et Jacinda Ardern – des dirigeantes reconnues pour leur gestion de crise, leurs réformes institutionnelles et leur engagement en faveur d'une gouvernance éthique. Ses partisans estiment que l'expérience de Nainda dans la gestion d'environnements complexes de maintien de l'ordre et le développement de la coopération internationale serait un atout précieux face à l'évolution des menaces transnationales.
Alors que l'Afrique aspire à une plus grande influence au sein des institutions de sécurité internationales, la candidature de Nainda est perçue par beaucoup comme une opportunité pour le continent d'assumer un rôle plus visible dans le leadership mondial en matière de police. Diplomates et analystes de sécurité estiment que son élection pourrait témoigner d'un engagement en faveur de la diversité et de l'équilibre régional, tout en renforçant le mandat mondial d'Interpol – un résultat qui aurait des retombées concrètes sur la sécurité du tourisme et la confiance des visiteurs sur le continent.
En effet, les recherches indiquent qu'une meilleure gouvernance et une sécurité accrue se traduisent directement par une augmentation du nombre de touristes internationaux en Afrique. Par exemple, une étude a révélé que « l'amélioration de la gouvernance renforce l'image et l'attractivité du pays auprès des touristes internationaux… » l'existence de bonnes institutions a un impact positif sur le nombre de touristes internationaux. « les arrivées et la part de l’Afrique dans les arrivées mondiales. »
Alors que les États membres s'apprêtent à voter, les partisans de Nainda mettent en avant son intégrité, son efficacité opérationnelle et son leadership collaboratif. Ils affirment que le choix qui se présente à l'Assemblée générale dépasse le cadre des considérations régionales et reflète la question plus large du type de leadership dont Interpol a besoin pour s'adapter aux nouveaux défis sécuritaires.
On saura si sa vision trouve un écho auprès de la majorité des États membres lors du vote qui aura lieu plus tard cette semaine.



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