Aux Pays-Bas, The Hague & Partners Convention Bureau, en collaboration avec la Société européenne des dirigeants d'associations (ESAE), a publié le livre blanc complet explorant la résilience des associations..
« Contrairement aux études précédentes, ce document capture un secteur à un carrefour stratégique, où la résilience est redéfinie par le changement géopolitique à travers des actions dans quatre domaines clés : l'organisation d'événements, la sécurité numérique, la diversité et l'inclusion, et l'innovation », a déclaré Bas Schot, directeur du Bureau des congrès de The Hague & Partners.
S’appuyant sur des données qualitatives et une enquête mondiale menée auprès de 99 dirigeants d’associations, ce rapport révèle que 85 % des organisations ont déjà connu des perturbations dues à l’instabilité géopolitique et que 88 % s’attendent à de nouveaux défis.
« Il ne s'agit pas seulement d'une question de risque, mais d'un changement stratégique nécessaire pour toutes les associations du monde », poursuit Schot. « De la refonte du lieu d'organisation des événements à la gouvernance des conseils d'administration, les associations construisent de nouveaux modèles de résilience opérationnelle et éthique. Nos conclusions montrent que cette évolution doit être intégrée, axée sur les valeurs et adaptée à la complexité. Des destinations comme La Haye ont un rôle clair à jouer, non seulement en tant qu'hôtes, mais aussi en tant que partenaires stratégiques. »
Quatre domaines clés à prendre en compte
- Evénements: Autrefois des démarches logistiques, les événements sont désormais des décisions profondément politiques. 26 % des personnes interrogées ont signalé des impacts négatifs de l'instabilité géopolitique sur l'organisation de leurs événements, tandis que 28 % ont déplacé leurs événements vers des destinations politiquement plus stables. L'évaluation des risques, les modèles hybrides et la sélection de sites en fonction des valeurs deviennent des pratiques courantes.
- DEI (Diversité, Équité et Inclusion) : Loin d'être une question superficielle, la DEI est devenue un point crucial. Plus de 60 % des personnes interrogées ont jugé la DEI « très importante » pour la stabilité interne, mais près de 17 % la considèrent encore comme secondaire. Les lois et le sentiment anti-DEI influencent activement les choix d'implantation, les partenariats et les messages.
- La cyber-sécurité: À mesure que les associations se numérisent, elles deviennent des cibles vulnérables. 81 % des répondants se disent préoccupés par les cybermenaces, mais 23 % déclarent ne disposer d'aucune protection formelle en matière de cybersécurité. Seuls 15 % disposent d'une cyberassurance, ce qui révèle un manque critique de préparation.
- Innovation: Malgré la pression budgétaire, l'innovation gagne du terrain. 72 % des entreprises interrogées ont identifié des financements alternatifs et la génération de revenus comme essentiels, et 71 % se disent favorables à une plus grande flexibilité organisationnelle. Si 57 % investissent dans la transformation numérique, seules 22 % disposent d'une stratégie d'innovation formelle, soulignant à la fois ambition et contraintes.
Lacunes stratégiques et appel à l'action

Si certaines associations évoluent rapidement, d'autres restent limitées par leur complexité ou leurs capacités. Seuls 13 % d'entre eux se sentent bien préparés au contexte géopolitique, malgré une large prise de conscience des risques.
« Cette étude montre que le leadership associatif doit désormais être structurel, stratégique et courageux », a déclaré Ioannis Pallas, directeur général de l'ESAE. « De la cybersécurité à la DEI, en passant par le financement et le plaidoyer, nos membres doivent se préparer non pas à l'exception, mais à la nouvelle normalité. Ce document propose des conseils pratiques pour diriger avec clarté, crédibilité et engagement collectif. »




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