Des dirigeants du tourisme et de la politique du monde entier réclament la libération de M. Mzembi, et ces accusations, motivées par des considérations politiques, semblent relever d'une vengeance politique personnelle. Mzembi avait confiance en son rival, le président du Zimbabwe. Emmerson Mnangagwa, lorsqu'il a invité Mzembi à retourner dans son pays, qu'il a toujours aimé et respecté.
Un tribunal du Zimbabwe a rejeté à plusieurs reprises la demande de libération sous caution de Walter Mzembi, contestant son placement en détention provisoire et la prolongation de sa détention en tant qu'ancien ministre des Affaires étrangères du Zimbabwe après son arrestation le 14 juin.
Jusqu'à présent, Mzembi n'a pas été informé de l'acte d'accusation contre lui, mais son séjour en prison, sans accès à un téléphone, sans pouvoir parler à sa femme, s'éternise désormais, avec des audiences tenues une ou deux fois par semaine, et jusqu'à présent, aucun acte d'accusation n'a été émis.
La dernière décision a refusé sa libération et reporté une nouvelle audience afin de fixer la date du procès pour cet acte d'accusation encore inconnu. Cette audience est prévue pour août, ce qui indique clairement qu'un acte d'accusation est toujours en attente, suggérant qu'il n'y avait aucun motif légitime à son arrestation.
Il a été accusé à un moment donné d'avoir attribué des écrans vidéo achetés pour le très réussi festival de 2013. UNWTO Assemblée générale au Zimbabwe et en Zambie, dans une église après la chute du gouvernement Mugabe. Mzembi est un chrétien pieux.
Le journal d'État zimbabwéen The Herald a rapporté que le tribunal a récemment confirmé trois mandats d'arrêt en suspens contre Mzembi, qui a occupé divers postes au sein du gouvernement de Mugabe, notamment celui de ministre du Tourisme et de ministre des Affaires étrangères, le plus ancien en poste en Afrique.
Mzembi, un ancien député de Masvingo Sud âgé de 61 ans, a été arrêté le 14 juin alors qu'il retournait au Zimbabwe, par surprise, après avoir reçu une invitation personnelle de son rival, le président Emmerson Mnangagwa. Mzembi revenait de sa base en Zambie, où il résidait depuis plusieurs années, selon des sources proches de Mzembi.
Selon certaines sources, dont un reportage de la radio Nehanda, Mzembi devait être libéré le 16 juin et toutes les charges retenues contre lui devaient être abandonnées après des négociations directes avec le président Emmerson Mnangagwa. Cet accord a tourné au vinaigre.
Les relations de Mzembi avec Mnangagwa sont conflictuelles, car le président considère Mzembi comme son rival personnel le plus important en politique.
Le retour de Mzembi intervient dans un contexte de nouvelles turbulences entre factions au sein du parti au pouvoir, la Zanu-PF. Mzembi faisait partie de la faction G40, aujourd'hui disparue, un groupe de jeunes politiciens réformistes de la Zanu-PF, alliés au président de l'époque, Robert Mugabe, et à son épouse, Grace Mugabe. Le camp du G40 s'est retrouvé pris pour cible lors du coup d'État militaire spectaculaire de novembre 2017 qui a mis fin à près de quatre décennies de règne de Mugabe.
Cette situation coïncide avec une escalade des tensions au sein de la Zanu-PF, où l'ennemi juré de Mnangagwa, le vétéran de guerre devenu personne d'intérêt, Blessed Geza, appelle à la démission du président sortant. Geza, figure controversée, est devenu un acteur central des luttes de pouvoir internes au parti au pouvoir.
Selon les observateurs, le retour de Mzembi pourrait signaler un changement d'alliance, voire une tentative de réconciliation stratégique au sein du parti au pouvoir. La présence de Mzembi ajoute une dimension supplémentaire à l'intrigue, notamment compte tenu des animosités historiques et des rivalités politiques nées de la transition de 2017.
Lorsque Mzembi a quitté le Zimbabwe en 2018, il était en liberté sous caution pour bénéficier de soins médicaux dispensés par des experts en Afrique du Sud. Il n'est jamais rentré au pays pour y être jugé pour d'étranges accusations de corruption et d'abus de pouvoir. Ces accusations se sont avérées être motivées par des considérations politiques.
Les partisans de Mzembi venus de toute l’Afrique, d’Europe, notamment de Belgique et d’Allemagne, ainsi que des États-Unis, dont beaucoup sont d’anciens ou d’actuels dirigeants du tourisme, demandent sa libération.



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