Selon les derniers rapports faisant référence à une note interne du Département d'État, l'administration Trump prévoit d'élargir les restrictions de voyage aux États-Unis pour inclure les citoyens de 36 autres pays, dont 25 se trouvent en Afrique.
Cette nouvelle réglementation étendrait les restrictions annoncées plus tôt ce mois-ci par le président américain Donald Trump, qui a affirmé que cette politique était une mesure essentielle pour renforcer la sécurité nationale et éviter les menaces potentielles contre les Américains.
Une nouvelle prolongation de l'interdiction d'entrée sur le territoire américain pourrait avoir des répercussions sur une partie importante du continent africain, notamment sur les pays qui entretiennent des relations diplomatiques et économiques de longue date avec les États-Unis. Les pays d'Afrique de l'Ouest mentionnés dans le projet de loi comprennent le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Libéria, le Niger, le Nigéria et le Sénégal.
La liste comprend les pays d'Afrique centrale, le Cameroun, le Gabon, l'Angola et la République démocratique du Congo, qui seraient inclus, ainsi que la nation insulaire de Sao Tomé-et-Principe.
En outre, les pays d'Afrique de l'Est que sont Djibouti, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l'Ouganda figurent sur cette liste, ainsi que le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe en Afrique australe. La Mauritanie, en Afrique du Nord-Ouest, et l'Égypte, allié majeur des États-Unis en Afrique du Nord, seraient également mentionnées.
Les pays non africains visés par des restrictions d'entrée aux États-Unis seraient Antigua-et-Barbuda, le Bhoutan, le Cambodge, la Dominique, le Kirghizistan, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, la Syrie, les Tonga, Tuvalu et Vanuatu.
La proposition de prolongation expose de multiples justifications à l'interdiction d'entrée aux États-Unis. Certains pays seraient dépourvus d'« autorité gouvernementale centrale compétente ou coopérative, capable de délivrer des documents d'identité ou autres documents civils fiables », tandis que d'autres seraient confrontés à une « fraude gouvernementale massive ». Elle affirme également que de nombreux pays comptent un nombre important de citoyens ayant dépassé la durée de validité de leur visa aux États-Unis.
Selon les informations, le mémorandum, signé par le secrétaire d'État Marco Rubio et envoyé samedi aux diplomates américains en contact avec les pays respectifs, indiquait que les gouvernements des pays spécifiés disposaient d'un délai de 60 jours pour se conformer aux nouveaux critères et exigences fixés par le Département d'État américain.
Le 4 juin, le président Trump avait signé un décret interdisant l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de douze pays. Il avait invoqué le terrorisme, le manque de coopération en matière de sécurité, les dépassements de visa et la réticence de certains gouvernements à accueillir leurs ressortissants expulsés pour justifier ces restrictions.
En réponse, le Tchad, qui était l'un des pays africains soumis à l'interdiction d'entrée des États-Unis, a suspendu la délivrance de visas aux citoyens américains, tandis que certains pays voisins ont exprimé leur intention d'engager un dialogue avec Washington pour résoudre les problèmes présentés.




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