Au fil des ans, l’Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies (UNWTO), aujourd'hui ONU Tourisme, célèbre la Journée mondiale du tourisme le 27 septembre de chaque année. S'il y a un mot qui revient sans cesse au cours de ces 40 ans de célébration, c'est bien PAIX.

Le tourisme et la paix sont étroitement liés et pertinents. Si le tourisme peut favoriser la paix et la compréhension, il peut également nuire aux communautés s'il n'est pas géré de manière durable en adoptant des pratiques touristiques responsables et durables. Nous pouvons exploiter le pouvoir du tourisme pour promouvoir la paix, la compréhension et le développement. Le Rwanda en est un parfait exemple : l'industrie du tourisme a contribué à la reconstruction du pays après le conflit, favorisant la croissance économique, la cohésion sociale et les échanges culturels. Nous avons également le Costa Rica et l'Irlande du Nord, des exemples de pays où le tourisme a été un moteur de paix.
Il faut également être conscient de l’impact négatif du tourisme sur la paix, à travers le tourisme de masse, qui peut conduire à une homogénéisation culturelle. Un tourisme mal géré peut également entraîner une dégradation de l’environnement, épuiser les ressources locales et exacerber les conflits, comme nous le constatons déjà dans certaines destinations. S’il n’est pas géré de manière durable, le tourisme peut également donner lieu à des conflits autour de ressources telles que l’eau, la terre et l’énergie.
Nous devons travailler de manière responsable, durable et éthique pour promouvoir le tourisme et la coexistence de la paix dans le monde.

Emmanuel Frimpong, consultant et analyste en tourisme et président fondateur de l’Africa Tourism Research Network (ATRN) – Ghana




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